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Billet de la présidente: Pourquoi l’ASPICS ? |
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L’univers actuel de l’école vaudoise nous offre un bel
exemple de paradoxe: alors que le Département de la formation et de la jeunesse
brosse un tableau positif de la situation scolaire, les directeurs d’établissements,
certains formateurs, certains enseignants, certains élèves et bon nombre de
parents ne cessent d’exprimer leurs problèmes, leurs doutes, leur
incompréhension et surtout leur déstabilisation face à un système scolaire dans
lequel les vertus du partenariat et l’abolition des repères clairement
identifiables leur avaient été présentés comme les garants de l’épanouissement
de la génération montante. Face à ce constat, un groupe de parents de tous bords et issus de différents endroits du canton s’est constitué en forum de discussion dès la rentrée 1999. Interpellés par l’expérience de leurs enfants et consternés par des documents réunis au moyen d’un réseau comprenant toutes les catégories d’intervenants du monde scolaire, les acteurs de cet échange n’ont pu que mesurer l’ampleur de la crise de confiance qui se dégage des partenaires de l’école. Confrontés alors à une APE dont l’organisation régionale se disloquait à différents endroits du canton et à son organe cantonal qui, tout en relevant quelques dysfonctionnements mineurs, continuait de se faire le relais du Département de la formation et de la jeunesse, le groupe de parents a admis la nécessité de fonder un nouvel espace d’échange, d’information et de réflexion critique sur la scolarité. Des faits ! Ainsi donc, en créant l’ASPICS, ses membres fondateurs souhaitent poser de nouvelles bases permettant de faire un véritable état des lieux des problèmes rencontrés dans la scolarité vaudoise, indépendamment de l’administration et de l’autorité politique. Dans un domaine aussi hautement émotionnel que la scolarité, l’ASPICS abordera sa tâche dans un esprit d’analyse rationnelle qui se fondera sur des faits précis, sur des cas concrets et sur tout document sérieux quant à sa source. Refusant une critique systématique et infondée du système, elle souhaite réfléchir et s’exprimer en tant que partenaire de l’école sur la mission de cette dernière. Comment ? Pour ce faire, l’association s’est dotée d’un comité qui se caractérise par un travail d’équipe. En répartissant au maximum les tâches d’un engagement exigeant, ses membres comptent pallier l’épuisement qui décime à l’heure actuelle plus d’une société. Afin d’assurer ses principes et atteindre ses objectifs, l’ASPICS fonctionnera par ateliers thématiques. Ces derniers constitueront des forums et pôles d’analyses spécifiques dont le fruit, sous forme de synthèse, servira de base aux interventions de l’association. Ce type de fonctionnement devrait permettre à tout membre d’apporter sa contribution personnelle au sujet qui le préoccupe en fonction de ses intérêts ou de ses compétences. Chaque région disposera d’un répondant dont la tâche sera essentiellement le recensement et la transmission des problèmes locaux ainsi que l’orientation des personnes intéressées par nos services en fonction de leurs besoins. En matière de communication et de services, il est prévu non seulement d’éditer ce journal d’information, mais d’organiser des conférences, de tenir à disposition des suggestions de lectures et des documents relatifs à la scolarité, de proposer une aide concrète dans le décodage du nouveau jargon pédagogico-évaluatif ainsi que dans la procédure d’orientation et de recours. Il faut d’emblée préciser, quant à ce dernier service, que l’ASPICS n’entrera aucunement en matière sur les considérations personnelles et émotionnelles des requérants. Motivation ? Dans l’immédiat, les membres fondateurs de l’ASPICS espèrent rencontrer l’adhésion des parents qui, comme eux, constatent que l’école vaudoise souffre de graves problèmes de buts, d’organisation et de méthodes :
Catherine Coquoz Ce billet reprend pour l’essentiel le communiqué de presse du 18 janvier 2000. |
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